jeudi 17 mars 2011

Etre un joueur tight, c'est quoi ?




Il y a quelques temps, je lisais divers articles et posts sur des forums sur le fait d'arriver à jouer tight. Le défi en cours de lancement sur le forum du club (tight vs large) m'y a fait rapidement repenser.
La vie d'un joueur tight est loin d'être facile. Elle se résume en quelques points :

C'est une vie de frustration ! On broie vite du noir dans ces cas là. Car on sait qu'on est exploitable, mais on sait aussi que jouer ainsi est moins générateur d'erreur. Cette situation est dure car il y a l'envie de jouer. Le spectre d'un downsing ou d'un tilt incontrôlés est constamment présent. La frustation est de ne pas voir de mains jouables. Cette situation est souvent dure à vivre mais peut être amenuisé par le fait de jouer plusieurs tournois en même temps. C'est d'ailleurs un grand avantage car avec un jeu naturellement tight.

Etre tight n'est pas facile à vivre car il s'agit d'une façon de penser. Les remarques et les critiques fusent régulièrement sans essayer de comprendre pourquoi le joueur est tight ou hypertight. Nous ne sommes pas tous égaux lorsque nous commençons à jouer (larges, serrés, aléatoires...).
Chacun joue avec sont propre processus de pensée. C'est en comprenant ça (consciemment ou non) que le joueur fait évoluer son jeu. Donc pas de panique si tu es un joueur tight qui n'arrive pas à diversifier ton jeu, ça viendra.

Pour casser son image, le joueur tight dispose tout de même de quelques outils :
  1. L'investissement de 10% de son stack de départ hors position. Il s'agit de casser l'image pour aller chercher ses flops avec des mains à potentiel. Souvent ces mains ne sont pas jouées par le joueur serré car il est vite la cible des LAG. En jouant oop ces mains, le joueur pourra casser son image afin d'être moins exploitable. Le revers de la médaille est que le joueur en question ne doit pas non plus avoir une image loose. 10% du stack est un investissement (à moins d'être en deep). Il ne faut donc pas attendre trop longtemps pour jouer ces mains mais ne pas non plus tomber dans l'inverse et tout dépenser dès la première mains. Et pas question de dépasser la limite car si tu la dépasses, tu reviens dans un jeu habituelle. Quoi ? Qu'est-ce qu'il dit le monsieur ? Le monsieur dit seulement que si tu as 150 à investir et que tu dois suivre une relance de 160, alors il faut que tu considères que ces 160 sont à mettre avec ta rangehabituelle de call ou de raise mais pas avec ce "budget de 150" que tu t'es attribué. Il faut beaucoup de rigueur avec cette façon de faire.
  2. Jouer les joueurs. La plus grande force du joueur serré est qu'il a du temps. Il faut donc mettre ce temps à profit. Pour ce faire, le joueur peut librement observer la table. En tournoi, ce n'est pas négligeable car en théorie, il est là pour plusieurs heures. Cette observation lui permettra de repérer qui l'exploite et qui lui ressemble. Une range de steal ou de resteal bien étudiée lui permettra d'exploiter son image afin de coucher ses agresseurs. Au bout de deux fois, les agresseurs se calmeront naturellement.
  3. Il faut être agressif. Le pire des cas est d'être serré et passif. Là , c'est l'exploitation assurée ! le TAG a un avantage, c'est que ses relances sont respectées et que s'il est suivi, il a la certitude d'avoir une bonne main en face de lui. Donc le TAG (tight agressif), pourra exploiter sa faiblesse pour la retourner contre ses adversaires qui veulent le "maltraiter" pour lui prendre de la monnaie facile en 3 ou 4 ou 5 bettant. Le all-in d'un TAG sera ignoré que par des joueurs débutant qui sont larges et qui pensent qu'un joueur bluff car ils sont eux-mêmes en bluff.
Le défi dont j'ai brièvement parlé m'amuse beaucoup : les tight contre les larges. 
Les joueurs ont bien sûr conscience qu'une seule manière de jouer n'a aucune chance d'aboutir à un résultat probant même sur plusieurs années. Mais c'est pour le fun et les "chambrages" possibles après que c'est intéressant :-)
Je proposerais aussi d'autre défis :
  • Les matheux contre ceux qui jouent au filling,
  • Les joueurs live contre les joueurs online,
  • Ceux qui boivent du Cola contre ceux qui boivent du Perrier (les Perrier-citron sont acceptés),
  • Les geeks contre les littéraires...
Non je ne tourne pas ça en ridicule. Ces petits défis m'amusent sincèrement peuvent permettre d'avoir une bonne ambiance dans un club ou dans un cercle d'amis, et de rappeler que le poker n'est qu'un jeu à l'origine ;-)

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