mercredi 24 août 2011

la gestion de bankroll

Quand on débute le poker et qu'on demande des conseils à des joueurs avisés, le premier conseil est qu'il faut avoir une bankroll et la gérer correctement. On peut aussi parler de BR (bankroll) voir de BRM (bankroll management). La bankroll, ce sont donc les fonds disponibles et dédiés à cette activité. On s'en sert principalement pour le online car plus facile à suivre avec des outils automatisés et surtout les sommes qu'on y engage sont souvent moins importantes. Il est plus facile de faire de la NL20 sur une room online qu'en cercle ou casino.

Bien que souvent flou pour le débutant, ce concept s'avère très important pour celui qui veut jouer sans y laisser trop de plume. Cependant, ce n'est pas un concept incontournable. Depuis que j'ai commencé deux "écoles" se côtoient. A ma gauche, les intégristes de la BRM ; à ma droite, les terroristes du full BR.
En effet, même si j'ai adhéré à l'idée de bien gérer mes deniers poker (pas l'argent du ménage, faut pas déconner non plus), j'ai beaucoup échangé avec des joueurs qui préfèrent mettre un peu d'argent de temps en temps dans le poker pour jouer que sans se prendre la tête à compter et/ou se frustrer avec une BRM. L'idée se défend mais je l'ai beaucoup plus rencontré chez les casu.

Je vais tout même plus me pencher sur le money management. Gérer sa bankroll au poker est donc un concept clé de la réussite. Trop de joueurs de poker se laissent emporter, jouent à des limites trop élevées et finissent broke (en faillite). C'est comme vivre au dessus de ses moyens.
J'aime bien le système de BRM qui est assez proche des formules championnat que nous voyons tous les jours.
Alors comment ça se passe en définitive ? Simplement, en fonction de l'argent disponible sur le compte poker d'une room, du type de jeu, on va choisir de jouer à une limite. Par exemple, si je joue en cashgame sur la room tetram-poker, je regarde l'argent disponible que j'ai : 67,35 euros. Où jouer ? Si on cherche sur le net, on trouvera plusieurs BRM. Une qui est assez simple, on doit toujours avoir au minimum 20 caves pour jouer à une limite. Dans le cas présent, je pourrais jouer sur des tables à 3 euros maximum, c'est en général de la NL2. Plus je gagne et plus je vais avoir la possibilité de jouer dans la catégorie au dessus. C'est ce qu'on appelle la montée de limite. Plus je perd et plus je dois envisager une rétrogradation (un peu à l'AS Cannes). C'est tout le challenge.
Mais attention, il n'existe pas un système qu'il faut suivre impérativement. Il existe sur le net et IRL plusieurs écoles, des BRM débutantes, agressives… Aucune n'est LA solution, mais le joueur devra lui seul décider des règles à appliquer pour deux raisons. Un, c'est lui qui jouera son argent. Deux, chacun à son tempérament, ses habitudes et sa gestion des mauvais coups. Trois, tout le monde ne joue pas la même range et avec la même agressivité. Ah ? il n'y avait que deux raisons !? Tans pis !
La BRM ne sera pas garante de votre succès mais limitera les dégâts en cas de perte. Elle s'accompagne quand même de quelques idées pratiques sur le jeu. En voici une liste non exhaustive :
  • prolonger les session gagnantes et stopper les sessions perdantes
  • Choisir les parties en fonction des joueurs
  • Quittez la table si vous n'êtes pas à l'aise
  • N'hésitez pas à descendre de limite…
  • Garder une traçabilité
Vous n'arrivez pas à faire progresser votre BR alors que vous savez que vous pouvez jouer au dessus. Il est toujours possible de modifier sa BR par l'ajout d'argent. Un petit dépôt sur le compte, et hop, on joue à la limite supérieure. Mais pour faire ça, il faut tout de même s'assurer qu'on a le jeu pour jouer à cette nouvelle limite. Il est aussi possible de la faire progresser par le déblocage de bonus. Parfois en perdant de l'argent, on peut en gagner plus avec le bonus qui est en cours. Mais ATTENTION, j'ai bien écrit PARFOIS.

Bon vous l'avez compris, je ne donne pas vraiment de grosses infos. C'est parce que je suis couard. Je ne veux pas m'engager sur un conseil standard qu'un joueur spécifique lira, appliquera et se ramassera… Mais alors pourquoi je parle de ça ? Tout simplement car le week-end dernier, j'ai eu un de ces types de conversation en famille qui vous font regretter que des gens savent que vous jouez au poker. Un peu du genre : "Mais tu vas y laisser ton argent ! Tu es vraiment inconscient !" Comment expliquer que le fait de jouer au poker ne fait pas de vous un voyou ?
Il n'y a pas de moyen, et la conversation reste en l'air à la manière d'un troll (comme moi :-) ). Mais l'important est qu'il y en a toujours un ou deux que ça intrigue, qui veulent comprendre.
C'est discussion sont plus amusantes quelques bouteilles de rosé plus tard. Dans ce cas, on ne sais pas comment, mais on en est à parler de Ocean11 ou autres films tournoi autour des voleurs, des arnaqueurs et des patrons de bar. Oui, c'est une chose que je découvert dernièrement, les responsables de débit de boissons auraient des intérêts dans la banditisme et/ou le poker. L'actualité en est certainement responsable. 
Bref, les préjugés ont la vie dure, mais ces débats me plaise tout de même.

Allez, bon poker !

mardi 16 août 2011

De la patience...

Ce week-end, j'ouvre 2 tables SnG pour une petite session tranquille avant d'aller dormir. Je me prends horreur sur horreur. C'est normal aux limites où je joue. Depuis quelques temps je l'accepte très bien, même quand mon 4-bet est suivi par un main marginale hors de position. J'avoue que parfois, j'adopte un comportement à la con quand on me fait ça. Ce fut le cas vendredi.

Je joue sur la table 1, et je me fais sortir comme un mal propre. Je suis UTG sur une table de 6 joueurs. Je relance avec KJo suivi uniquement uniquement du vilain qui est au CO. flop, Js 3s 5s. Avec ma top paire, je bet environ 2/3 du pot, vilain me relance mode donkbet. J'ai du passif avec lui sur ma table et sur l'autre table car il est sur les deux le bougre. Après pas mal de réflexion, je pense qu'il sur un bon As bien kické car c'est tout à fait son bet patern depuis le début : quand il a un bon As et qu'il ne touche pas, il arrache avec un gros overbet. Du coup, je me vois bien avec mes potes les frères jack. Je call juste avec l'idée de balancer la purée la main d'après. Jh vient à la turn, inespéré, et je balance comme prévu la purée. Mazette, le call est tellement rapide que les jetons virtuels ont tremblé !
 Un As arrive et le vilain me montre une flush avec 84... Un grand silence car les enfants dorment et une violence intérieure qui se déchaine en moi. Plein de mot d'oiseaux partent cependant à demi-ton... J'ai décidé que ce serait moi qui le sortirait sur l'autre table où nous sommes encore 8.
Je vais rester tapi dans l'ombre à attendre un mauvais pas de mon adversaire. Le chat est muet, je ne sais pas s'il a vu que j'étais sur la précédente table. La table se vide peu à peu, je monte, je descend. Mon jeu est resserré pour éviter toute erreur à la con. Je fais donc mon jeu jusqu'au HU face au vilain... Je tiens ma revanche ? Mon stack est 5 fois plus petit que le sien. Je décide donc d'attaquer dès que je peux. Plusieurs coups d'arrachage, et me voilà remonté quand le vilain veut s'attaquer à moi (ou plutôt à mon tapis). Il paie mes As, et je tiens. plusieurs coups à tapis se suivront sur le même shéma d'un côté comme de l'autre. Il m'enverra même un tapis préflop avec sa pp9 que je paie avec une ppJ qui tiendra. Son premier message dans le chat : "Mais c'était impayable..." Deuxième message : "Il n'y a pas que dans les freeroll qu'il y a des fish". Je lui répond : "oui n'est-ce pas. En même temps, je comprend que tu viennes ici pour nager". Il n'écrira plus rien. et perdra la fin de son stack une dizaine de main plus tard.
J'avoue que j'avais bien envie que le discours s'envenime. Non pas pour lui montrer les erreurs qu'il avait fait, mais juste pour me défouler. Non pas pour lui expliquer l'utilisation de certains mots, mais pour lui exploser son "chat" car il m'avait fait plusieurs horreurs et me traité de fish sur une main bien plus que légitime.

bref, la morale, s'il y en a vraiment une, c'est que la patience a eu raison de ce joueur.
Je me laisse bien trop souvent guidé par mes émotions surtout quand je me prend bad, j'ai tendance à balancer pour en "finir" et passer à autre chose. C'est réellement le plus gros problème que j'ai réussi à identifier pendant cet été et qui sera le plus compliqué à combattre. N'utilisant plus certains mots, je ne le qualifierai pas de fish. Mais il a le droit à une jolie pastille sur son pseudo...

Sinon côté tournoi, je progresse tout doucement. Je "réussi" à maintenir une moyenne de 4 ou 5 tournois par mois, et une seconde place sur un garantie m'a permis une monté de BR plus rapide cette semaine. Je joue cependant sans BRM car en partant de rien, il est difficile de faire une bonne gestion (surtout sur Barrière). Cependant, je suis déjà à 25 euros depuis juillet (4 top 10 en 19 tournois). Espérons que ça continue et que le mois d'août sera le moi de ma première victoire.

A bientôt ;-)

lundi 1 août 2011

Lifting

L'été est souvent l'occasion de transformations personnelles.
Pour le blog, c'est le docteur Artisteer qui a opéré pour un petit lifting. Il y a encores quelques ajustements à faire mais je préfère sa nouvelle tête.

Bon flop à vous

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