mardi 16 août 2011

De la patience...

Ce week-end, j'ouvre 2 tables SnG pour une petite session tranquille avant d'aller dormir. Je me prends horreur sur horreur. C'est normal aux limites où je joue. Depuis quelques temps je l'accepte très bien, même quand mon 4-bet est suivi par un main marginale hors de position. J'avoue que parfois, j'adopte un comportement à la con quand on me fait ça. Ce fut le cas vendredi.

Je joue sur la table 1, et je me fais sortir comme un mal propre. Je suis UTG sur une table de 6 joueurs. Je relance avec KJo suivi uniquement uniquement du vilain qui est au CO. flop, Js 3s 5s. Avec ma top paire, je bet environ 2/3 du pot, vilain me relance mode donkbet. J'ai du passif avec lui sur ma table et sur l'autre table car il est sur les deux le bougre. Après pas mal de réflexion, je pense qu'il sur un bon As bien kické car c'est tout à fait son bet patern depuis le début : quand il a un bon As et qu'il ne touche pas, il arrache avec un gros overbet. Du coup, je me vois bien avec mes potes les frères jack. Je call juste avec l'idée de balancer la purée la main d'après. Jh vient à la turn, inespéré, et je balance comme prévu la purée. Mazette, le call est tellement rapide que les jetons virtuels ont tremblé !
 Un As arrive et le vilain me montre une flush avec 84... Un grand silence car les enfants dorment et une violence intérieure qui se déchaine en moi. Plein de mot d'oiseaux partent cependant à demi-ton... J'ai décidé que ce serait moi qui le sortirait sur l'autre table où nous sommes encore 8.
Je vais rester tapi dans l'ombre à attendre un mauvais pas de mon adversaire. Le chat est muet, je ne sais pas s'il a vu que j'étais sur la précédente table. La table se vide peu à peu, je monte, je descend. Mon jeu est resserré pour éviter toute erreur à la con. Je fais donc mon jeu jusqu'au HU face au vilain... Je tiens ma revanche ? Mon stack est 5 fois plus petit que le sien. Je décide donc d'attaquer dès que je peux. Plusieurs coups d'arrachage, et me voilà remonté quand le vilain veut s'attaquer à moi (ou plutôt à mon tapis). Il paie mes As, et je tiens. plusieurs coups à tapis se suivront sur le même shéma d'un côté comme de l'autre. Il m'enverra même un tapis préflop avec sa pp9 que je paie avec une ppJ qui tiendra. Son premier message dans le chat : "Mais c'était impayable..." Deuxième message : "Il n'y a pas que dans les freeroll qu'il y a des fish". Je lui répond : "oui n'est-ce pas. En même temps, je comprend que tu viennes ici pour nager". Il n'écrira plus rien. et perdra la fin de son stack une dizaine de main plus tard.
J'avoue que j'avais bien envie que le discours s'envenime. Non pas pour lui montrer les erreurs qu'il avait fait, mais juste pour me défouler. Non pas pour lui expliquer l'utilisation de certains mots, mais pour lui exploser son "chat" car il m'avait fait plusieurs horreurs et me traité de fish sur une main bien plus que légitime.

bref, la morale, s'il y en a vraiment une, c'est que la patience a eu raison de ce joueur.
Je me laisse bien trop souvent guidé par mes émotions surtout quand je me prend bad, j'ai tendance à balancer pour en "finir" et passer à autre chose. C'est réellement le plus gros problème que j'ai réussi à identifier pendant cet été et qui sera le plus compliqué à combattre. N'utilisant plus certains mots, je ne le qualifierai pas de fish. Mais il a le droit à une jolie pastille sur son pseudo...

Sinon côté tournoi, je progresse tout doucement. Je "réussi" à maintenir une moyenne de 4 ou 5 tournois par mois, et une seconde place sur un garantie m'a permis une monté de BR plus rapide cette semaine. Je joue cependant sans BRM car en partant de rien, il est difficile de faire une bonne gestion (surtout sur Barrière). Cependant, je suis déjà à 25 euros depuis juillet (4 top 10 en 19 tournois). Espérons que ça continue et que le mois d'août sera le moi de ma première victoire.

A bientôt ;-)

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